[Lectures] Un éclat de givre & L’homme qui mit fin à l’histoire.

Commençons par L’homme qui mit fin à l’histoire, écrit par Ken Liu et publié aux éditions Le Belial’ (107 pages – 8,90€). Je dois avouer que si j’ai craqué pour ce livre c’est en partie grâce à la couverture et j’ai très envie d’acheter d’autres ouvrages publiés par ces éditions ! Voici ce que nous raconte la 4eme de couverture.

Futur Proche.
Deux scientifiques mettent au point un procédé révolutionnaire permettant de retourner dans le passé. Une seule et unique fois par période visitée, pour une seule et unique personne, et sans aucune possibilité pour l’observateur d’interférer avec l’objet de son observation. Une révolution qui promet la vérité sur les périodes les plus obscures de l’histoire humaine. Plus de mensonges. plus de secrets d’État.
Créée en 1932 sous mandat impérial japonais, dirigée par le général Shiro Ishii, l’Unité 731 se livra à l’expérimentation humaine à grande échelle dans la province chinoise du Manhchoukouo, entre 1936 et 1945, provoquant la mort de près d’un demi-million de personnes… L’Unité 731, à peine reconnue par le gouvernement japonais en 2002, passée sous silence par les forces de l’occupation américaines pendant des années, est la première cible de cette invention révolutionnaire. la vérité à tout prix. Quitte à mettre fin à l’histoire.

Nous sommes donc dans une histoire de science-fiction directement liée à des faits réels qui sont survenus dans notre histoire. Au début, j’ai été assez déstabilisée parce que je ne m’attendais pas à ce que ce soit réellement sous la forme d’un documentaire. Le roman est écrit comme un storyboard et j’avoue que je n’ai pas trop accroché.
L’autre point qui m’a perturbée, c’est que finalement le côté « voyage dans le temps » passe au second plan, ce n’est qu’un prétexte pour aborder le sujet de l’unité 731.
Comme, avant de lire ce livre, je n’avais aucune connaissance de cette partie là de l’histoire, je ne comprenais rien au début. Finalement, j’ai réussi à un peu plus accrocher, mais, alors que j’avais envie de lire un récit de voyage dans le temps, je me suis retrouvée à lire un essai sur la mémoire, le négationnisme et les relations entre la Chine et le Japon, déguisé en roman de science-fiction.
J’ai appris des choses et l’ouvrage soulève des questions intéressantes, mais ce n’est pas ce à quoi je m’attendais. Néanmoins, j’ai finalement bien aimé et je l’ai lu très rapidement donc je ne regrette pas mon expérience.

Passons désormais à Un éclat de givre, aux éditions Folio SF (335 pages – 8.30€). La encore nous sommes dans de la science-fiction, dans un Paris post-apo :

Un siècle après la Fin du Monde, Paris est devenue une ville-monstre, surpeuplée, foisonnante, étouffante, étrange et fantasmagorique. Une ville-labyrinthe où de nouvelles Cours des Miracles côtoient les immeubles de l’Ancien Monde. Une ville-sortilège où des sirènes nagent dans la piscine Molitor et où les jardins dénaturés dévorent parfois le promeneur imprudent. Là vit Chet, vingt-trois ans. Chet chante du jazz dans les caves, enquilles les histoires d’amour foireuses et les jobs plus ou moins légaux, pour boucler des fins de mois difficiles. Aussi, quand un beau gosses aux yeux fauves lui propose une mission bien payée, il accepte sans trop de difficultés. Sans se douter que cette quête va l’entraîner plus loin qu’il n’est jamais allé et lier son sort à celui de la ville, bien plus qu’il ne l’aurait cru.

J’avais envie d’aimer ce roman, d’aimer sa promesse de jazz et d’aventure, mais je n’ai pas du tout accroché.
Mon premier problème est Chet, le personnage principale. Chanteur travesti à la sexualité débridée, c’est pourtant un personnage haut en couleur et sur le papier, un personnage que j’aurais dû aimer. Mais non. J’ai horreur de son cynisme et de sa façon d’avoir envie de draguer tout ce qui bouge. Et je ne comprends pas pourquoi tous les autres personnages du livre le considère comme l’homme de la situation. Partout où il va, Chet est connu et apprécié mais on ne nous explique jamais pourquoi (et je ne crois pas que c’est à cause de son métier nocturne).
Je n’ai pas aimé l’histoire. J’ai trouvé ça assez anarchique et beaucoup de passages sont anticipés comme des moments ou des endroits très importants alors qu’ils ne servent à rien (je n’ai toujours pas compris le passage de la piscine et le « serpent » à la fin).
Je n’ai pas non plus aimé l’ambiance. Tout fait très bobo parisien, trop parisien, et je n’ai pas du tout réussi à m’y identifier.
Enfin, je n’ai pas vraiment aimé le style. J’ai trouvé que c’était souvent un peu lourd.
Cependant, je suis sûre que ce style, ainsi que le roman dans sa globalité, peuvent être appréciés par d’autres personnes, mais ce n’était vraiment pas pour moi.

 

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